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LES BOUCHONS EN CONSTANTE AUGMENTION
En France, les bouchons ont augmenté de 50% depuis 1990 et leur somme représente aujourd'hui plus d'un million d'heures par an ! Ce fléau des temps modernes gâche la vie des automobilistes, affecte l'environnement et coûte cher à l'État et aux entreprises (environ 0,5% du PIB). Pour endiguer le mal, des solutions existent pourtant !

Pris dans un embouteillage le dimanche soir à son retour de week-end, l'automobiliste moderne ignore sans doute que le phénomène auquel il est confronté mobilise depuis plus de 20 ans une armée de physiciens, de mathématiciens, de statisticiens, d'informaticiens et d'économistes ! Chaque jour, les variables qui caractérisent le trafic routier (débit, vitesse, taux d'occupation et pourcentage de véhicules longs) sont recueillis par des stations de comptage situées le long des autoroutes. Analysées et répertoriées au fil des ans, ces données ont permis d'élaborer des modèles mathématiques et des simulations numériques qui, théoriquement, font de l'embouteillage un phénomène parfaitement connu et gérable !

Comment se forme un embouteillage ?.
On considère qu'il y a "bouchon" sur une autoroute lorsque la circulation est inférieure à 30 km/h. Ce bouchon peut-être récurrent et prévisible (départs en vacances) ou, au contraire, accidentel et aléatoire. Dans les deux cas, nous explique Simon Cohen, Directeur de recherche à l'INRETS (Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité) et Professeur à l'École Nationale des Ponts et Chaussées, il résulte d'un déséquilibre entre l'offre et la demande. L'offre, c'est la capacité du réseau routier à écouler le flot de véhicules. La demande, c'est le nombre d'automobilistes prêts à s'y engager. "Une autoroute standard peut accueillir en moyenne 2 200 véhicules par heure et par voie. Donc, pour une autoroute à 3 voies, sa capacité est de 6 600 véhicules par heure environ. Cette capacité est théorique et ne prend pas en compte les phénomènes climatiques (pluie, neige) et la présence de véhicules longs. Il n'en reste pas moins qu'au-delà de 2 200 véhicules par heure, c'est le bouchon assuré !"

Le top 100 des bouchons :
En 2003, le Centre national d'information routière s'est employé à dresser la liste des 100 plus gros bouchons de France. L'Île-de-France totalise 85% des bouchons nationaux. Les 35 km du périphérique parisien sont responsables à eux seuls de 28% des bouchons ! Le premier bouchon de province n'arrive qu'en 49e position : il s'agit des 300 km de l'A7 entre Lyon et Marseille. À noter toutefois que la province est en train de rattraper son retard sur la région parisienne puisque les embouteillages autour ou à l'intérieur des villes ont augmenté de 76,2% depuis 1990 contre "seulement" 60% pour l'Île-de-France.

d’après E. Tresmontant viamichelin.com
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