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Dossier occasion
L'achat d'une occasion est toujours marqué par l’appréhension de se faire " avoir ", en n’ayant pas su déceler les signes de fatigue de " l’affaire en or ".
Evaluer rapidement l’état d’une auto n’est guère compliqué et ne prend pas plus d'une demi-heure.
Tout d’abord, le plumage. Malgré les progrès immenses faits en matière de lutte anti-corrosion, on ne peut que conseiller un check-up rapide. Si tous les modèles ne rouillent pas de la même manière, rappelons toutefois que les bas de caisse, intérieurs d’ailes, longerons, planchers et intérieurs de coffre restent les parties les plus exposées au cancer brun. N’hésitez donc pas à vous pencher sur des dessous par forcément affriolants. Soulever les tapis de sol est souvent un moyen radical pour déceler la rouille que certains essaient de dissimuler à grands coups de barbouillages au mastic. Promener un aimant le long des bas de caisse permet de déceler des " tricheries " qui n’ont pas toujours qu’un but esthétique. Petit bémol toutefois, de plus en plus de modèles récents disposent d’éléments de carrosserie réalisés en matériaux synthétiques (le hayon, très souvent, parfois les ailes -comme sur les Clio II- ou le capot). Certains font même une confiance absolue aux matières plastiques, comme l’Espace, dont la caisse était réalisée jusqu'ici en fibre de verre, insensible à la corrosion (ce n'est plus le cas pour l'Espace IV). D’une manière générale, il faut souligner l’importance des efforts déployés par les constructeurs depuis quinze ans pour que la rouille ne soit plus qu’un mauvais souvenir : électrozingage, traitement systématique des corps creux, galvanisation (voire carrosserie en aluminium, à l’instar des Audi A 2 et A 8). Une auto de moins de cinq ans qui ne présente plus la moindre trace de rouille n’est heureusement plus un oiseau rare.
Prenez garde aux rayures et autres bosses : une ou deux traces isolées ne prêtent guère à conséquence mais leur multiplication risque de grever lourdement votre budget si vous souhaitez avoir une auto impeccable. A l'inverse, cela peut être le moyen de faire une bonne affaire, à condition d’être indifférent à l’aspect de son véhicule.
De même, des rétroviseurs ou feux endommagés ne prêtent pas forcément à conséquence mais peuvent vous coûter cher, d’autant que les derniers modèles présentent souvent phares et clignotants sous la même optique. On change donc l’ensemble.
A l’intérieur de l’auto, jetez donc un coup d’oeil à l’état de la sellerie (défraîchie, affaissée...) et au caoutchouc de pédales puis comparez-les au kilométrage annoncé. Si vous percevez un " décalage " (des caoutchoucs très usagés pour une voiture censée avoir peu roulé, par exemple), méfiance !
Enfin, avant d’essayer la voiture, assurez-vous du bon fonctionnement de tous les accessoires électriques (feux, essuie-glaces, chauffage-désembuage, vitres et rétroviseurs électriques, autoradio...).
Surtout, tournez les talons si le vendeur du véhicule se montre réticent pour vous laisser examiner la voiture : il a forcément quelque chose à vous cacher...



Source http://www.autojournal.fr
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